Le thermomètre mondial

Le 22 avril de chaque année est l’occasion de célébrer le Jour de la Terre, de se pencher sur les nombreuses problématiques environnementales et de mettre en place des actions pour protéger notre planète. Le Groupement Intergouvernemental des Experts sur le Climat (GIEC) vient de sonner l’alarme dans son plus récent rapport: à moyen et long termes, les impacts causés par les changements climatiques entre autres sur les zones les plus sensibles du globe pourraient accélérer les déplacements des populations et engendrer de graves crises humanitaires. La lutte contre les changements climatiques impose donc de revisiter nos modes de production et de consommation, mais aussi de construire de nouvelles solidarités internationales.

 

Des conséquences majeures, du Nord au Sud

Selon les chercheurs du GIEC, sans changements majeurs et rapides au «mix énergétique mondial», la température dans le monde pourrait subir une hausse de 3,7 à 4,8°C d’ici 2100. L’ampleur des dérèglements climatiques dépend des niveaux d’émissions et de la concentration de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Adoptée en 1992, la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques a pour objectif de limiter à 2°C l’augmentation de la température de la planète par rapport à l’époque préindustrielle. Cependant, force est de reconnaître que la situation est de plus en plus critique et que peu de solutions concrètes sont adoptées par les leaders mondiaux. La question des réfugiés climatiques tant au niveau local qu’à l’international est au cœur des scénarios traduisant les impacts des changements climatiques sur les populations et les écosystèmes tels qu’élaborés par le GIEC. Les estimations du Haut-Commissariat aux Réfugiés prévoient quant à elles un nombre grandissant de réfugiés liés à des problèmes environnementaux, d’ici 2050.

Au total, combien de gens seront affectés pas la désertification de leurs terres, par l’élévation du niveau des mers, par de plus fréquentes inondations, des cyclones ou des glissements de terrain? Combien de personnes devront abandonner leur ville pour trouver un milieu plus sûr? On connaît bien le terme «réfugiés politiques». Désormais plusieurs pays comptent de plus en plus de «réfugiés climatiques».

Agissez!

Les pays du Nord doivent apporter une réponse cohérente en réduisant fortement leurs émissions de GES mais aussi en soutenant un développement propre dans les pays émergents et le renforcement des capacités d’adaptation des pays les plus vulnérables. Si nos sociétés industrialisées sont historiquement responsables des dérèglements climatiques, l’ONU affirme que les victimes présentes et futures seront principalement les populations des pays du Sud. Le Jour de la Terre est l’occasion de réfléchir à la relation que nous entretenons avec la nature et aux problèmes environnementaux qu’il importe de régler par nos actions quotidiennes.Le réchauffement climatique, conséquence de l’effet de serre, n’est qu’un drame écologique de plus à attribuer aux actions dévastatrices de l’humain. Malgré l’ampleur du désastre écologique, il est toujours possible d’agir. Que ce soit en sensibilisant, en recyclant, en réutilisant ou en économisant l’énergie, chacun d’entre nous peut faire sa part pour le mieux-être de la planète. L’utilisation des transports en commun et la réduction du volume de déchets domestiques sont d’autres façons de rendre notre quotidien plus écologique. L’avenir et la sauvegarde de la planète sont l’affaire de tous!

-D'ici le milieu du siècle, la disponibilité en eau dans les zones du monde déjà sèches devrait diminuer de 10 à 30% en raison des changements climatiques

-Aujourd’hui, on compte environ 400 à 500 catastrophes climatiques par année, comparativement à 125 en 1980.