Le Comité de Solidarité Trois-Rivières (CS3R) tient à informer la population que ses deux employés qui se trouvent actuellement au Burkina Faso sont sains et saufs et n’ont pas été directement touchés par les attaques terroristes perpétrées dans la capitale Ouadagoudou vendredi dernier. Jean-Thomas Houle et Liliane Auger sont en sécurité dans la région de Pô, au sud du pays.
«Nous allons bien malgré tout. On ne peut pas se plaindre considérant les événements. Somme toute, c’est plus inquiétant pour les gens au Québec que pour nous, car ici à Pô, dans le sud, les gens ont une attitude très positive et la vie normale suit son cours. La panique et le sentiment d’urgence, on le vit davantage lorsqu’on lit les messages que l’on reçoit que sur le terrain»,signale Jean-Thomas Houle depuis le Burkina Faso.
Quelques heures à peine après le sifflement des premières balles, le CS3R a mis en branle son protocole de sécurité afin que ses employés soient pris en charge. Un protocole qui a si bien fonctionné que le directeur général du CS3R, Jean-Marc Lord, a appris que Jean-Thomas et Liliane étaient en sécurité avant même que les médias occidentaux relient la nouvelle des attaques.
«Avant même que la nouvelle sorte aux informations, des amis qui habitaient Ouadagoudou nous ont téléphoné pour nous avertir qu’il se passait quelque chose», renchérit Jean-Thomas Houle, qui doit revenir au Canada le 24 janvier. Liliane Auger devrait demeurer sur le continent africain jusqu’au mois d’avril.
Le CS3R est en contact constant avec les représentants du ministère des Affaires mondiales du Canada afin de s’assurer que la situation au Burkina Faso ne dégénère pas. Si le gouvernement canadien émettait un avertissement de ne pas se rendre dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, le CS3R rapatrierait immédiatement ses employés qui œuvrent sur le terrain.
«On suit ça de façon très serrée. Pour la suite des choses, on va se coller aux avis du gouvernement canadien. C'est le genre de situation qui peut évoluer très rapidement. On demeure prudent, mais on peut continuer nos opérations», mentionne Jean-Marc Lord.
Pour l’heure, les activités du CS3R au Burkina Faso suivent leur cours. En février, deux jeunes stagiaires se rendront dans la région de Pô dans le cadre d’un stage financé par le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) du gouvernement canadien et coordonné par le CS3R. Les deux stagiaires auront pour mandat de promouvoir l’agriculture durable et la sécurité alimentaire, ainsi que l’éducation à l’enfance. Idem en octobre prochain. Ces stages de coopération sont d’une durée de six mois.
Ironie du sort, c’est d’abord le Mali qui avait été choisi pour actualiser ces projets PSIJ, mais l’instabilité du pays avait forcé le CS3R à changer son fusil d’épaule pour se réorienter vers le Burkina Faso.
Notons enfin qu’en mars 2016, un groupe de huit étudiantes du programme de Soins infirmiers du CEGEP de Rimouski ira rejoindre Liliane Auger afin d’effectuer un stage organisé par le CS3R. Leur objectif: promouvoir la santé et la prévention de la maladie.
Enfin, le CS3R tient à offrir ses condoléances aux familles, amis et collègues des six Québécois décédés lors des attentats et qui travaillaient à changer le monde au sein du Centre Amitié de Solidarité internationale de la région des Appalaches.
