Incertitudes électorales en Haïti
Alors que le pays commémore le triste anniversaire du séisme - 6 ans déjà - Haïti se trouve au cœur d’une crise électorale. En effet, le second tour des élections présidentielles, prévu initialement le dimanche 27 décembre 2015, avait été reporté au 24 janvier 2016, pour finalement être à nouveau reporté, sans date indiquée, pour des raisons de sécurité. C'est en effet ce qu'a annoncé le Conseil électoral provisoire (CEP) deux jours avant la date du scrutin, le vendredi 22 janvier, à la suite notamment de plusieurs incendies ou attaques contre des bureaux électoraux.
Le premier tour des élections présidentielles a eu lieu le 25 octobre 2015. Jovenel Moïse, candidat du parti au pouvoir, avait alors recueilli 32,76 % des voix, contre 25,29 % pour Jude Célestin, de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne. Mais ces chiffres sont contestés par l’opposition; depuis l’annonce des résultats du premier tour, l’opposition ne cesse de dénoncer les fraudes massives en faveur de Jovenel Moïse et Jude Célestin a déclaré qu'il boycotterait le scrutin tant que le Conseil électoral provisoire ne serait pas remanié.
Le 23 janvier, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Port-au-Prince pour réclamer le départ du président actuel, Michel Martelly. Celui-ci est tenu par la Constitution de quitter ses fonctions le 7 février prochain.
C'est donc dans ce contexte électoral que deux membres du Comité de Solidarité/Trois-Rivières étaient à Haïti en ce début d'année 2016. L'objectif était de rendre visite à notre partenaire IRATAM, afin de démarrer le projet d'appui à la transformation et commercialisation agricole, mais également de préparer le terrain pour des futurs stages.
Légende : À quand des élections démocratiques et transparentes en Haïti?