Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la dette nette du Québec était de l’ordre de 129 milliards $ en 2009. Certains « experts » affirmaient récemment que cette dette était une catastrophe et que cela justifierait que les Québécois acceptent maintenant de se « serrer la ceinture » et de payer plus cher pour
la TVQ, pour l’électricité, mais aussi pour d’autres services. L’Institut économique de Montréal (IEM), qui représente les intérêts des grandes compagnies, en rajoute et affirme qu’il est immoral de faire payer plus tard nos enfants pour les « folles dépenses » que nous faisons aujourd’hui. Selon l’IEM, nous devons tout faire pour réduire cette dette et la rembourser …quitte à confi er au secteur privé de plus grandes « responsabilités » dans les services publics de santé et d’éducation par exemple. Sinon disent-ils, la dette, ce « monstre », nous contraint à la faillite. Étrange, car en y regardant de plus près on se rend compte que non seulement notre dette publique diminue, mais qu’en nous comparant à d’autres pays développés dans le monde, le Québec se tire très bien d’affaires.
Et si ce « monstre » n’était qu’un épouvantail?
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